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Archive for octobre, 2007

Le deuxième jour

Jeudi, octobre 25th, 2007

Le deuxième jour je me lève, en ayant dormis dans un bon lit. Internet fonctionnait aussi ce jour-là.

Petit aparté : Internet à la résidence Europahaus (toutes les résidences du Studentenwerk (i.e. CROUS) ainsi que les résidences privées offrent ce service) est fourni à travers un réseau Ethernet, un serveur DHCP et web pour la résidence, qui fait également office de Proxy. En effet lors de la première demande de chargement d’une page web, le serveur détecte que vous n’êtes pas encore inscrit dans sa liste et affiche un formulaire d’inscription. C’est super bien foutu. A la fin est expliqué que l’inscription sera validée dans les 24h. Le seul truc qui m’emmerde ici, autant qu’ailleurs à l’Université, c’est que tout fonctionne par Proxy, et sous gentoo et linux en général, cela peut poser des problèmes graves. Je ferai un article spécifique là-dessus.

Je commence à déballer mes affaires (la veille je n’avais pas fait long feu…). En mettant ma vaisselle dans la cuisine commune, je rencontre mes nouveaux “collocataires”. En effet, chaque bâtiment est découpé en parties A, B, C, … et chaque étage dans une partie est un groupe autonome de chambres, on appelle ça aussi une Wohngemeinschaft (même si ce n’est pas une véritable collocation, enfin comme on se l’imaginerait). Dans une Wohngemeinschaft on a une cuisine, deux douches et deux toilettes en commun.

Je commence à faire connaissance avec un argentin, un allemand et un polonais.

Le matin je me rends aussi à la Postbank pour ouvrir mon compte et faire le versement de 60€. Lorsque à midi, l’argentin arrive et me raconte qu’il a vu le Hausmeister (=surveillant) de la résidence. Celui-ci demande à me voir, pour a priori une histoire d’erreur de numéro de chambre :( . Effectivement le Hausmeister voulait me voir, pour me dire qu’il y a eu une erreur d’attribution de chambre et que je devais déménager dans le bâtiment d’en face.

Ma réaction n’a pas été très joyeuse, vous vous l’imaginez. Tout ce que j’avais dépaqueté le matin, c’est-à-dire toutes mes affaires… dût être rempaqueté. Heureusement que mes collocataires d’alors m’ont gentillement aidé à transporter tout. En une heure le tour était joué. Il ne restait plus qu’à tout dépaqueter. Mais avant ça il me restait encore à aller à l’Akademische Auslandamt, pour terminer mon inscription. Il fallut là encore attendre une heure.

Encore une journée, sans repos !  Mais ce n’est pas fini.

Emménagement à Karlsruhe

Mardi, octobre 9th, 2007

Ce mardi 25, ma mère et moi sommes parti de Nancy avec mes “bagages”. Le but était d’arriver avant 11h pour avoir le temps de venir récupérer la clef de la chambre, que l’AAA (Akademisches Auslandamt = Bureau des Relations Internationales) m’avait réservée pendant l’été. On arrive à 10h30. La voiture en piteux état ne fermait plus à clef. Ma mère a dû rester sur le parking avec la voiture en attendant que j’aille chercher que j’aille demander où j’allais habiter, parce que je ne le savais toujours pas. J’aurais aussi bien me retrouver à Pforzheim à 50km d’ici. Heureusement on m’a attribué une chambre dans la Europahaus.

C’est à l’AAA que Mme Habersatt m’apprend que les inscriptions à l’université pour les étudiants étrangers se font le jour même. Elle me dit que je n’ai pas le choix. Elle me dicte la liste des papiers nécessaires et le compte y est. Alors je rejoins ma mère et lui dit que je vais être occupé pendant 2H à mon inscription… Sacrée voiture !

Il y a tout d’un coup 50 personnes présentes et des numéros sur des portes, comme une marche à suivre :

  1. Récupérer son dossier de préinscription.
  2. Aller faire les photocopies nécessaires des documents utiles (carte européenne d’assurance maladie, carte d’identité, etc…).
  3. Remplir le dossier : on se retrouve à 4 à une table avec un étudiant allemand venu spécialement pour l’occasion pour nous aider dans cette tâche. Cela prend bien une demi-heure.
  4. Puis une heure d’attente, pour donner les papiers à une personne qui contrôle que tout est bon. Là on m’apprend que j’aurais dû payer 60€ à l’université pour pouvoir m’inscrire :( : on ne m’a jamais mis au courant… Enfin il suffisait que je revienne le lendemain avec une preuve que le versement a été effectué, et le tour était joué.

Ceci fait, je ne m’étais pas encore installé, je n’avais toujours pas vu où j’allais vivre ! Alors on reprend la voiture et tente tant bien que mal avec le petit plan que nous avons de trouver la rue. On trouve la rue, mais on a également faim, alors en arrivant au bout de l’allée (en fait plus une rue qu’une allée mais bon…), il y a une station service et un petit resto (pâtes au 4 fromages, et escalope à la milanaise avec frites) parfait auquel on se restaure.

On repart ensuite à la recherche de la résidence. On savait que c’était le numéro 15. Mais imaginez une rue du campus universitaire de Grenoble : des arbres cachant tous les bâtiments, pas d’indication pour tous les bâtiments (dans notre cas pour la Europahaus), etc… Bah on arrive sur le parking de la Fachhochschule (haute école technique). Et des 2 personnes interrogées on ne tire juste que ce n’est pas ici. En remontant l’allée. On trouve un bâtiment derrière les arbres. C’est l’Europahaus. Il s’agit maintenant de trouver le surveillant des lieux, pour avoir la clef !

J’arrive devant le bureau : personne… Les horaires indiquent que cela est normal. Mais je n’allais pas dormir la nuit à l’hôtel avec tout mon bordel ! Alors il y avait un numéro de téléphone portable, que ma mère me pousse à composer. C’est bien le surveillant qui répond et il commence à me demander où je suis et qui je suis, puis il rigole en racontant plein de trucs dont je ne piges pas un mot : il arrivait au bureau avec le téléphone à la main :) .

Il était en train d’aider un autre nouvel arrivant. Il nous indique où garer la voiture et quel bâtiment je dois habiter. Et nous voilà transportant toutes les affaires dans la chambre.

Ayant fini, avant que ma mère s’en retourne au pays, nous avons fait un petit tour en ville. Nous en avons profité aussi pour passer à la banque Postbank à laquelle j’ai obtenu un rendez-vous pour le lendemain avec un conseiller pour ouvrir un compte.

Ma mère s’en retourne, et cette longue journée se termine sur un bilan plutôt positif. Enfin un sacré coup de bol aussi. Mais quel manque de communication ! (Attendez la suite, il y a pire encore)

Pour finir : ce lien vers une vidéo de cymbalum, mon instrument de musique préféré :
Solo de cymbalum (Urz Karpatz)
ION MIU – The Godfather Of The Cimbalom

Lyon Nancy Express

Vendredi, octobre 5th, 2007

Mon stage s’est terminé très rapidement. Je n’ai pas eu le temps de terminer dans les moindres détails tout ce que je voulais, et tout ce qu’on m’a demandé aussi du coup. Oui j’ai un gros défaut : je vois toujours plus gros que mon ventre, et je n’ai toujours pas réussi à en estimer la taille.
Pendant les trois dernières semaines, les deux colocataires qui allaient nous remplacer, moi et Eddy, ont habité l’appartement aussi. Ce qui fait que nous étions 5 pour un appartement qui est bien prévu pour 3. Il y avait plus de monde, plus d’animation. Leur année commençant à peu près lorsque je suis parti, ils ont profité de leur temps “libre”, pour retaper l’appartement. Sincèrement je ne pensais que le résultat serait aussi bien.
Mon père s’est déplacé le jour de mon dernier samedi à Lyon pour venir à ramener toutes mes affaires à Nancy. Elles en auront fait du chemin celles-là ;) . Nous avons pris un dernier dîner le samedi au soir, bien sympathique dans l’appartement. Je dois dire que François (colocataire maître pâtissier) est un vrai cordon bleu.
Le lendemain, nous avons tout empaqueté dans la voiture et nettoyé la chambre. 9h30 nous étions parti. Et 14h nous arrivons à Nancy. Ma mère est arrivée en train quelques minutes plus tard, de retour des Etats-Unis. Nous avons passé une sympathique après-midi à regarder les photos, et le soir un repas dont je me souviens encore en écrivant ces lignes.
Un lundi à Lucey pour voir ma Mamie. Entre temps de nombreux préparatifs pour l’Allemagne. Ces jours m’ont véritablement paru très courts. Mais cela aura été, on ne peut plus, bénéfique ! La suite le dira…