Un peu d’allemand ne fait pas de mal
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Ce titre réfère aux cours d’allemand, littéralement les cours de préparation, que tous les nouveaux étudiants Erasmus ont suivi pour se mettre dans le bain de la sauce allemande.
Les deux premiers jours étaient prévus pour effectuer un test de langue, afin de répartir les quelques 200 participants en groupes de niveau. Là encore l’organisation a été un fiasco total. Je n’ai personnellement été au courant de la tenue de ces tests que le veille
. On m’a dit alors qu’il fallait avoir auparavant s’être enregistré sur un horaire, mais que si je me présentais en avance au premier test, au Rechenzentrum (en gros le centre informatique de l’université, là où se trouvent ses serveurs, et des salles d’ordinateurs, abréviation : RZ), il y aurait sûrement encore de la place, donc une place pour moi. A 9h45 je suis là, mais personne. Le premier test est à 10h. J’attends dans le hall d’accueil. A moins cinq, je demande à l’accueil si ils savent où un test de langue se tiendrait. Ils ne savent pas… Mais un professeur se met à me dire que le test se tient au sous-sol dans une des salles informatiques. Au bout d’un moment, je comprends que je ne peux passer le test si je ne suis pas enregistré, je ne peux passé le test. Il me dit d’aller au Akademisches Auslandamt (bureau des relations internationales de l’université, AAA en court, photo du bâtiment à droite, d’ailleurs celui-ci est l’ancien hôpital pour enfants) pour cela…
En sortant je rencontre plusieurs étudiants Erasmus qui arrivent justement de l’AAA, il leur est arrivé un sale coup : on leur a dit à leur enregistrement que les tests se déroulaient à l’AAA, alors qu’en fait ils se déroulent au Rechenzentrum. Du coup tous les étudiants inscrits aux tests du lundi sont arrivé du coup en retard (le temps d’aller de l’AAA au RZ)… Et le test est entièrement géré par Internet, c’est-à-dire en temps réel. Alors les organisateurs leur ont tous dit : “L’heure c’est l’heure, après l’heure ce n’est plus l’heure… Revenez demain à 13h.” Vive l’organisation !
En fait j’ai eu de la chance : je me suis inscrit à 11h pour un test à 12h. Du coup à 13h fini, je pouvais tranquillement aller manger.
Les premiers cours étaient le mardi, même si les tests n’étaient pas encore finis : encore logique tout ça ! Du coup les classes étaient plus qu’à moitié vides. Ces cours ont été donné dans les locaux du Studienkolleg. Cette institution de l’université a un statut un peu spécial, elle donne des cours de langue aux étudiants étrangers ; elle forme aussi certains étudiants qui vont faire toutes leurs études à l’université, mais qui ne sont pas en possession d’un baccalauréat reconnu par le système allemand. Pendant un an avant d’entrer dans l’université, ils y suivent des cours d’allemand, de mathématiques, de physique, d’histoire dans le but de passer les examens de l’Abitur allemand.
Ma classe faisait partie de celles avec les élèves de bon niveau. Bien tombé : beaucoup faisaient un double-diplôme, et surtout on peut vraiment converser en allemand sans utiliser l’anglais. Ca brasse aussi les nationalités, dans ma classe il y avait : 6 français, deux polonais, un américain, deux argentins, un norvégien, une taïwanaise, une australienne, un tchèque et un finlandais. Etant en Allemagne devoir parler anglais avec les gens m’irrite un peu, pour deux raisons :
- ça aide pas à s’améliorer en allemand (oui bon c’est évident
) - c’est assez dur de changer de langue étrangère, on sort des mots d’allemand en anglais, ou pire on ne trouve plus ses mots.
2 cours de 1h30 le matin, 5 jours par semaine, pendant 3 semaines. Chacun des cours ont été réalisé par des profs différents : on a eu deux professeurs d’allemand, et un professeur de mathématiques pour nous apprendre comment dire une matrice, implication, etc… dans la langue de Goethe. Les cours de langue ont principalement tourné autour de comprendre un article de la presse, une conversation dans la rue, un programme de radio, enfin surtout faire prendre conscience des difficultés de compréhension qui se posent, et des moyens de s’améliorer. Mais aussi de comprendre les petits trucs importants de la culture du coin : les identités locales, le système universitaire allemand, les choses à ne pas dire, … Les cours avec ma classe se sont particulièrement bien passé, j’avais vraiment envie d’y aller tous les jours. D’après nos profs, ils n’ont jamais eu mieux ! Bah oui, on parlait beaucoup entre nous, on a fait des visites de musée, de bibliothèques, fait de la musique, il y a eu une sortie en Forêt noire (à laquelle je n’ai malheureusement pas pu participé). On a encore tous nos mails et contacts.
A la fin on avait une présentation à préparer, par groupe de trois, sur une matière première, un élément chimique, ou un matériau. Avec mes camarades polonais Pawel et francais Frédéric, nous avons parlé du sel : son histoire, sa surconsommation, sa situation économique. Nous nous sommes bien amusé en apportant des petits apéritifs salés, et en faisant à la fin de notre débat une espèce d’émission débat pour la télévision avec les professeurs Weissgold et Von Salzhalle. On s’était mis en chemise et cravate pour l’occase
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Ces trois semaines sont passé à une vitesse grand V, en même temps il me fallait résoudre tous mes problèmes administratifs et m’informer sur les cours donnés, et les clubs de l’université (en allemand on appelle ces derniers les Hochschulgruppen).
Ouais ça faisait outrageusement longtemps que ce blog n’avait plus vécu. Aber bitte bleibt verbunden !
Bon vent !
P.S. : um zu lachen : pour rire :