Karlsruhe la verte…
La ville de Karlsruhe est d’une taille approchant celle de Grenoble. Ceci en nombre d’habitants. Parce qu’en surface, Karlsruhe est beaucoup plus étendue. De part ma petite expérience, j’ai remarqué que les villes allemandes avaient plus tendance à s’étendre que les villes françaises. Pour une certaine raison, au lieu d’avoir une seule grosse agglomération ininterrompue d’immeubles, les villes allemandes sont découpées en plusieurs cités. La ville principale n’en est qu’une petite partie mais fait office de centre-ville : administrations centrales, centres commerciaux, rues marchandes, universités, …
Karlsruhe est construite sur ce modèle. Il y a Karlsruhe-Mitte, Oststadt, Nordstette, Weststadt, etc… Administrativement chacune est un arrondissement de la commune de Karlsruhe, mais ces cités sont nettement séparées : un grand axe de communication, une forêt ou des champs en marquent les limites.
Karlsruhe la verte, car son histoire l’a placée dans une forêt. La cité a été fondée par le comte Frédéric, lorsque celui-ci y construit son château, qui est toujours là aujourd’hui. La forêt se dénomme Hartwald. Le château est construit au centre d’une étoile qui trace les rues et les chemins du centre ville. Au nord un parc puis la forêt, au sud le centre-ville. Cet urbanisme crée une ambiance particulière dans la ville. La température en ville est très proche de celle de la forêt, un échange d’air et chaleur a lieu entre la forêt et la ville. En été, la fraicheur des bois irradie la ville, et en hiver l’humidité de la forêt se répand.
Karlsruhe se situe dans la large vallée du Rhin, et profite ainsi d’un sol riche en minéraux qui lui assure une des eaux les meilleures de toute l’Allemagne. La ville s’est étendue sur un terrain très plat, propice au développement du transport à bicyclette. D’ailleurs on raconte que celle-ci a été conçue dans la ville même, par un certain baron allemand Karl Drais von Sauerbronn. Remarquez que son nom a donné la draisienne, puis la draisine. Tout habitant de Karlsruhe qui se respecte, possède une bicyclette. Pour aller au travail, faire ses courses, rendre visite à des amis, faire une ballade, sortir en ville, c’est le moyen de transport idéal. Les garages à vélo ne sont pas assez grands pour accueillir tous les deux-roues !
…et pourtant mûre
La maturité de Karlsruhe peut lui être attribuée par son indéniable avancée technologique. En effet l’Universität Karlsruhe est l’une des 3 universités d’élite d’Allemagne, et a produit plusieurs prix Nobels. La recherche de pointe très présente dans la ville lui a offert quelques aspects de vie quotidienne qui ne sont pas désagréables :
- les transports publics sont largement développés : il y a plus de lignes de tram que de bus. Ce tram est bien particulier : il peut rouler en ville comme un tram normal, mais également sur les rails d’une voie de chemin de fer. En conséquence, des lignes de tram tracent un réseau serré dans toute l’agglomération mais relient aussi les villes avoisinantes (Baden Baden, Bruchsal, Pforzheim, …). Tout étudiant nouveau résident reçoit, à son enregistrement sur le registre communal, un abonnement de 6 mois, pour tout le réseau de la KVV (le syndicat gérant le réseau des transports urbains de Karlsruhe)
- le réseau Internet est répandu dans toute la ville. Toutes les résidences universitaires sont équipées d’Internet. La ville a été la première à profiter d’un accès à Internet. C’est à Karlsruhe que l’accès au grand public a été d’abord testé.
- un wiki pour la ville, à cette adresse.